C’est au petit matin du vendredi 12 Juin 2020 que le chanteur et musicien camerounais de renommée internationale s’est éteint à Yaoundé au quartier de la Cité Verte, des suites de longue maladie, a appris Sweet FM auprès de l’Association Bamoun Forever qui a fait le post nécrologique sur le réseau social Facebook. Claude Ndam avait été victime en Février dernier d’un accident vasculaire cérébral, contribuant à affaiblir davantage la santé du sexagénaire qui a connu 3 AVC en 10 ans, selon ses proches.

Sa carrière avait démarré en 1989, année de sortie de son premier album « U Nguo Ya » qui signifie « Où Vas-tu » en langue Bamoun, parlée dans son département d’origine, le Noun, dans la région de l’Ouest Cameroun. Grand amoureux de l’Afrique ancestrale dont diffusait les valeurs à travers ses textes et ses compositions, Claude Ndam a construit en 37 ans une riche carrière musicale dans une fusion entre les musiques folkloriques et la soul afro.

Sur la toile, journalistes, artistes, politiques, saluent la mémoire d’une icône de la musique camerounaise. Le répertoire de l’artiste né en 1955 a d’ailleurs inspiré nombre d’artistes sur plusieurs générations. Sergeo Polo par exemple a repris le titre « Mona La Veve » dans son hit Mona, peu avant Stanley Enow qui l’a invité sur l’album Soldier Like Ma Papa, en collaboration dans le titre Love Song, une reprise du classique L’amour de Claude Ndam. Tous sont consternés par la disparition de cette icône qui quitte la scène au cours d’une année difficile où le Cameroun a déjà perdu Manu Dibango en Mars, emporté par la pandémie du COVID19.

« Je salue la mémoire de ce musicien de renom qui, par sa guitare et ses chansons riches en enseignements, a été depuis les années 1990, l’un des pionniers de la modernisation la musique Bamoun. Le « griot moderne », comme il se présentait, aura ainsi contribué à promouvoir la culture Bamoun au-delà des frontières nationales, se hissant grâce à son travail et à son abnégation, au sommet des grands artistes contemporains que notre pays a connus » a écrit El Hadj Ibrahim Mbombo Njoya le Sultan Roi des Bamoun, qui l’avait anoblit au titre dignitaire de Nji, dans la Cour du Palais des Rois Bamoun en Octobre 2019.

RIP Legend.